Mort d’un soldat français au Mali le 23 juillet dernier

Mort d’un soldat français au Mali le 23 juillet dernier

C’est ce lundi 27 Juillet qu’a eu lieu l’hommage de la Nation à Tojohasina Razafintsalama, jeune soldat français tué le 23 juillet dernier par l’explosion d’un véhicule suicide ennemi à proximité de son véhicule blindé léger, au Nord de la base opérationnelle avancée de Gossi au Mali, à 150 km à l’ouest de Gao, lors d’un accrochage avec un groupe armé terroriste. Deux autres soldats ont été blessés lors de cette attaque.

Le soldat français d’origine malgache tué jeudi dernier au Mali, au cours d’une opération de la force antijihadiste Barkhane a reçu ce lundi un dernier hommage. Le convoi funéraire transportant la dépouille du jeune brigadier tarbais a traversé le pont Alexandre III, en présence d’une délégation de ses frères d’armes du 1er RHP de Tarbes, menée par le commandant en second du régiment (le chef de corps étant lui-même déployé à la tête de la force interarmes au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane). Escorté par des motards de la gendarmerie, le convoi s’est ensuite engouffré dans l’enceinte des Invalides pour un dernier hommage.

Une seconde cérémonie est prévue mardi à 15h à Tarbes, où est basé le 1er Régiment de hussards parachutistes (RHP), en présence de la ministre des Armées Florence Parly et du chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Thierry Burkhard.

Né le 20 octobre 1994 à Mahazoarivo à Madagascar, Tojohasina Razafintsalama s’est engagé en août 2018 au sein du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, rapporte l’Armée de Terre. Il est alors formé et « se distingue par son excellent état d’esprit et fait preuve d’un très bon potentiel. « Toujours volontaire », « motivé », il a été remarqué lors d’une mission en Nouvelle Calédonie qui lui vaut une lettre de félicitations. Il a été décoré en 2019 de la médaille de la défense nationale « Bronze ». Il a été envoyé au Mali le 14 juillet 2020 dans le cadre de l’opération « Barkhane ». Son décès porte à 43 le nombre de soldats français morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l’état-major.

« On a un ennemi qui est sur le reculoir, qui est aux abois et qui est affaibli, mais on n’est jamais à l’abri. Il est encore capable de porter des coups. Le combat continue », a déclaré le Colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’Etat-Major.

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