Mort d’un pilote de tracker

Mort d’un pilote de tracker

Le vendredi 2 août, un drame s’est joué en quelques secondes sur le site de Générac (Gard), alors qu’un mas, celui de Reculan, était menacé par un incendie allumé d’une main criminelle en début d’après-midi. Les Trackers ont alors été mobilisés, lestés chacun de près de 3 500 litres de produit retardant. À la sortie du panache de fumée, l’appareil de Franck Chesneau a amorcé un virage, avant de s’écraser au sol, trouant les arbres entourant le mas qu’il tentait de protéger. Ce « héros français », selon les termes d’Emmanuel Macron, est décédé lorsque son appareil s’est disloqué.

Au lendemain du crash qui lui a coûté la vie, le pilote du Tracker 22 recevait de nombreux hommages de ses collègues de la Sécurité Civile.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur a rendu hommage au pilote mort en mission, témoignant de son soutien « à sa femme et ses enfants, aux proches, aux collègues et aux amis de ce pilote bombardier d’eau ». Samedi, Christophe Castaner a détaillé le parcours de Franck Chesneau, 49 ans, pilote de chasse de formation – il avait conduit des Mirage 2000 -, un homme « expérimenté » ayant « piloté l’intégralité des avions qui combattent les incendies ». Ce pilote chevronné, qui avait servir au sein de l’escadron de chasse 3/4 Limousin à Istres, était actuellement pompier volontaire auprès du Sdis des Bouches-du-Rhône. « Il était heureux et fier, c’est ce que son épouse m’a rappelé, de piloter un Tracker », a indiqué le Ministre qui a ajouté : « sauver, c’est prendre le risque de périr aussi ».

Franck Chesneau était le père d’un garçon et d’une fille, auxquels le ministre de l’Intérieur a rendu hommage.

 

Un hommage à « Francky » a également été rendu par un collègue, sapeur-pompier dans l’Hérault, « triste et en colère » après le drame qui a touché la famille du pilote.

Le pilote appartenait de fait à une petite élite très identifiée, pour la plupart d’anciens militaires expérimentés. « Ce sont des missions très risquées. Ces pilotes se connaissent très bien, il n’y a qu’une dizaine d’appareils Tracker », indiquait ainsi samedi à LCI le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) Eric Brocardi. Franck apparaissait ainsi en 2015 aux côtés de ses camarades pilotes de Tracker, posant devant la flotte des bombardiers d’eau (Photo ci-dessous). Amateur de grands meetings aériens, il était également identifié parmi « les grands noms de la voltige » par les spécialistes de l’aviation.

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